Histoire du FC Molenbeek Brussels

Les origines du club (1895-2003)

Le Daring (1895-1973)

La grande épopée du FC Brussels commence dans un café de la place Simonis, le Tivoli, ou une bande de jeunes étudiants décidèrent de créer leur propre équipe de football le 2 mai 1895. Ils l'appelèrent le Daring, reprenant ainsi le nom d'un club batave de l'époque, daring qui signifie pour les anglophobes, "Oser". L'affiliation du club à l'union belge de football fut acceptée le 11 novembre 1897. L'équipe commencera directement en deuxième division en 1898. Et c'est en 1899 que le club optera pour les couleurs qui sont toujours celles du FC Brussels à l'heure actuelle : le rouge et noir. Les années suivantes, le club fusionnera avec d'autres clubs à plusieurs reprise, profitant de celles-ci pour changer son nom en RC Bruxelles, ça ne vous dit rien? Le Daring sera sacré 5 fois champion de Belgique durant la première moitié du XXème siècle. Sans oublier les évènements marquant comme la fin des 60 victoires d'affilés de l'Union causée par le Daring. Au début des années 70 que le club connait des années difficiles. En 1973, le Daring se trouve alors en 2ème division et n'a d'autre ambition que celle de remonter parmi l'élite, mais voyant la difficulté de remontée avec l'équipe du moment, ils décidèrent de fusionner avec le Racing White. Et c'est de cette fusion que naitra le Royal White Daring Club Molenbeek.

Le Racing White (1899-1973)

Club au passé plus modeste que le RWDM, il fut fondé en 1899 par des étudiants de l’Institut Saint-Boniface d’Ixelles, il choisit les couleurs rouge et noir, et portera le matricule 47, qui sera réattribué en 1973 au RWDM après la fusion. Le club était engourdi dans les tréfonds de la division 2 juste avant que la fusion avec le RWDM soit officialisée.

Le RWDM

Une équipe qui est donc né le 1er juillet 1973 de la fusion entre le Daring et le White Star, son histoire commence plutôt bien en 1974, puisque pour sa première année d'existence, il terminera à la troisième place, et pour sa deuxième année, le club deviendra (et ce sera la seule fois) champion de Belgique comptant au passage 9 points d'avance sur Anderlecht et l'Antwerp. Le club connaitra ses hauts et ses avec quelques séjours en D2 qui ne seront jamais très longs. Et c'est à la fin de la saison 2001-2002 qui sera la dernière de son histoire, que le RWDM sera radié par l'union belge de football à cause d'une dette fédérale de 70000€. Après une fausse tentative de sauvetage de la part de l'actuel président du FC Brussels Johan Vermeersch, le club fut bel et bien mort et enterré le 16 Aout 2002. Aujourd'hui, il existe encore un petit club en provincial 1 qui a repris le nom du RWDM, encouragé par une poignée de nostalgique pour lesquels le foot à Molenbeek n'est rien sans le RWDM.

Le KFC Strombeek (1932-2003)

Club fondé en 1932 reprit par Johan Vermeersch et qui après sa montée en D2 déménagera dans les installations du stade Edmond Machtens laissées à l'abandon après la mort du RWDM.

Daring (1895-1973)

Racing White (1895-1973)

RWDM (1973-2002)

La création du FC Brussels

Johan Vermeersch, installé au Stade Machtens avec son KFC Strombeek, décide de changer le nom du club en "FC Brussels", décision qui deviendra effective le 1er Juillet 2003 soit jour pour jour 30 ans après la création du RWDM, Le FC Brussels était né. Première saison en division 2, là ou était donc arrivé le KFC Strombeek, avec pour objectif de monter directement en D1. Comme fait marquant, on se souvient du tirage au sort du premier match de la coupe de Belgique, qui donnera Anderlecht comme premier adversaire du Brussels, match joué à guichets fermés au Stade Machtens ou le FC Brussels marquera en premier mais qui se terminera malheureusement sur le score de 1-5. Après quelques hésitations à la mi-saison, le club montera finalement en division 1, décrochant sa montée l'avant dernier match de la saison à domicile en gagnant 4-0 contre le FC Denderleeuw (Cliquez ici pour voir la vidéo d'ambiance de ce match).

FC Brussels (2003)

Les débuts difficiles en Division 1 (2004-2005)

Après l'immense joie des supporters de revoir si vite un club molenbeekois parmi l'élite, la direction avait pour devoir de bien se préparer à franchir le pas de la D1. Ainsi Johan Vermeersch prit la décision de faire partir les deux attaquants qui avait largement contribué à la montée en D1, Dieter Dekelver et Ibrahim Tanckary, estimant qu'ils n'avaient pas le niveau de l'élite (nous savons aujourd'hui à quel niveau évoluent ces deux joueurs). Ensuite continuant sur sa lancée, il licencie l'entraineur Harem van Velthoven, en engageant à sa place, un habitué du stade Machtens, Emilio Ferrera. C'est par un soir orageux d'août que débute le tout premier match du Brussels en division 1 belge, un match peu commun sur la durée, puisqu'il durera 96 minutes, le Brussels se défendra très bien lors de ce match mais celui-ci se terminera sur un score de 0-1 avec un but tombé à la... 96ème minute. Ce but marque sans doute le début de la "malédiction" qui s'abattra sur l'équipe, en effet malgré des prestations toujours convaincantes, le Brussels marque difficilement, et de surcroit ne peut s'empêcher d'encaisser un but à chaque rencontre (le club détient le triste record de matchs d'affilé avec les filets violés). Mais malgré ces débuts malchanceux, le club se permettra d'accomplir un petit exploit en battant le Standard 1 but à 3 dans l'enfer de Sclessin). Le club passera l'hiver rassuré en gagnant ses deux dernier matchs contre le Cercle et Mouscron, le mercato d'hiver marquera l'arrivée au club d'un attaquant qui sera décisif pour la suite de la saison, il s'agit du Brésilien Igor Decamargo. Petite parenthèse: Vermeersch décide entre temps de faire venir au club 4 Brésilien, on n'a jamais plus entendu parlé d'eux une fois la saison finie, cet épisode a fait rire pas mal de monde à ce moment. Ensuite plusieurs décisions impressionnantes seront prises par la direction comme le fait d'envoyer des joueurs de talent comme Christ Bruno, Christophe Kinet ou encore Patrick Nys dans le noyau B Malgré les défaites à répétition, Johan Vermeersch fera longtemps confiance à Emilio Ferrera, mais ce dernier sera en fin de compte limogé et remplacé temporairement par son adjoint Frédéric Renotte.  Après une victoire contre le GBA, le club renoue timidement avec le succès, Vermeersch décide d'engager un ultime entraineur pour sauver le club de la D2, il s'agit du célèbre Robert Waseige. Ses premiers résultats sont corrects malgré quelques fausses notes, notamment une défaite sur le score de 0-1 à Ostende. A ce moment, beaucoup n'y croyaient plus, mais c'était sans compter sur ce qui allait se passer les semaines suivantes avec notamment un grand match contre le Lierse qui se terminera sur une victoire de justesse du Brussels sur le score de 3-2. Quelques semaines après ce match, l'équipe a une chance de sauver de l'antichambre de l'élite lors d'un match contre le Cercle de Bruges. L'équipe est un peu crispé et les conditions météo sont très éprouvante, mais en dépit de ces petits désagréments, le Brussels s'impose sur le score de 2 buts à 1, ça y est, les joueurs peuvent souffler, grâce à leur inépuisable volonté et un brin de chance, le FC Brussels est sauvé (cliquez ici pour écouter l'interview d'Alan Haydock après le match du sauvetage), ainsi se termine l'éprouvante saison 2004-2005 du FC Brussels.

Vermeersch-Ferrera (2004)

Igor Decamargo (2005-2006)

La suite de l'aventure en D1 (2005-2008)

Après ces début difficiles, il fallait que Johan Vermeersch trouve une solution pour la saison 2005-2006 afin de ne pas répéter les mêmes erreurs. Robert Waseige ayant estimé que sa mission ici était terminé, avait quitté le club. Vermeersch fit vernir le Vosgien Albert Cartier pour le remplacer. Le mercato d'été ne laissait rien présager de bon, ainsi au premier match, pas mal de joueurs n'avaient pas obtenu encore leur permis de travail, beaucoup de supporters s'attendait au pire (je me souviens de réactions de supporters quelques jours avant le premier match de la saison à Beveren, avec un fort accent bruxellois: "avec une équipe comme ça, on est mort!"). Bon finalement, le match se soldera par le score inespéré de 0-2 (cliquez ici pour voir la review du match). Et oui, malgré le peu de confiance qui était accordé à l'équipe à ce moment là, c'est pourtant à cette période que le Brussels a obtenu ses meilleurs résultats et à été le plus régulier, restant longtemps dans la première moitié du classement. Malheureusement, la deuxième partie de la saison sera bien moins glorieuse, la faute à un mauvais mercato d'hiver désastreux. Le club terminera finalement à la 11ème place cette saison là qui restera la meilleure jamais accomplie durant les quatre années en division 1. Ensuite vient la saison 2006-2007, durant laquelle en vrac, le Brussels connaitra son premier match en division 1 sans encaisser de but à domicile (il était temps) contre le Racing Genk (1-0), une coupe de Belgique perdue au premier match contre l'OH Louvain comme toutes les campagnes de coupe de Belgique du Brussels d'ailleurs, il est toujours intéressant de le signaler, on inventera aussi ce qu'on appelle l'hymne du FC Brussels, écrit par le chanteur bruxellois Marka et chanté avec les joueurs. Durant cette saison 2006-2007, nous avons aussi terminé le championnat avec la troisième meilleure défense, notamment grâce aux excellentes prestations du duo Colpaert-Kargbo. On se souviendra aussi d'un match La Gantoise-Brussels mythique, non pas pour son score (3-3) mais pour la montée improvisée de Vermeersch sur le terrain donnant sa veste à l'entraineur, ce qui lui vaudra plusieurs mois d'interdiction de stade et une amende. Nous en arrivons maintenant à la dernière saison du Brussels en première division, la saison 2007-2008. Le premier match se joue contre Westerlo à domicile: "Espérons que le Brussels arrivera à nous faire vite oublier ces mauvais débuts ou cela aura pour conséquence une saison comme les autres (où notre seul objectif sera le maintien)" Voilà quel était mon premier commentaire après ce match, malheureusement comme nous le savons aujourd'hui, cet objectif de toutes les saisons, nous ne l'avons pas atteint. Ibrahim Kargbo étant parti au Pays Bas, Vermeersch pensera réaliser un coup de maitre en faisant venir un certain Eric Deflandre au club, qui a livré au Stade Machtens des prestations en fin de compte plutôt médiocres. Ensuite, il y aura une valse des attaquants, aucun ne convaincra, entre Stojanovic qui a inscrit un seul but, Pavel Fort qui en a inscrit 2, ou encore Lutula qui n'a pas convaincu malgré ses bonnes performances en amical. C'est l'hécatombe en attaque, aucun ne sortira du lot et ne sortira le Brussels de son enfoncement dans les abysses du classement. Ajoutez à cela un séjour beaucoup trop prolongé d'un Patrick Nys fébrile entre les buts, alors qu'il y avait un Cordier en grande forme en stock, le limogeage inutile et injustifié d'Albert Cartier, remplacé par un Vanderelst qui ne changera rien à la situation, sans oublier ce qu'on a appelé "l'affaire Zola", au cours de laquelle Vermeersch perdra son sponsor principal (KIA) à cause de quelques mots déplacés à propos de bananes, tout était réuni pour propulser le club droit en D2. Et c'est en effet ce qui se passera, bien avant que la saison soit terminée, le destin du club était déjà scellé.

Albert Cartier (2005-2008)

Ibrahim Kargbo (2005-2007)

Franky Vanderelst (2008)

Le retour à la case départ (2008)

Aujourd'hui, après la dernière saison en division 1 catastrophique, Vermeersch, après avoir légèrement hésité s'est décidé à continuer à la tête de son club fétiche. Nombreux sont ceux de l'administration qui ont quitté le navire (pas de sous entendu), notamment Gino Gylain et Dimitri Mbuyu, managers du club. Franky Vanderelst absolument pas convaincant dans son rôle d'entraineur, ne poursuivra pas l'aventure en division 2, c'est Marc Grosjean qui sera chargé de l'avenir de l'équipe, lui qui a déjà fait monter plus d'un club en division 1. Le futur noyau de la saison 2008-2009 est essentiellement composé de jeunes (on compte notamment sur le jeune Aurélien Coppin en attaque) mais aussi de quelques joueurs expérimentés comme Karim Fellahi. On ne peut actuellement être sur de rien mais rien qu'en regardant les résultats des matchs amicaux dont aucun ne s'est terminé par une défaite, on peut se permettre d'être optimiste quant à l'avenir du club en division 2 et espérer (soyons fou!) remonter directement en première division.

Aurélien Coppin (2008)

Note du rédacteur

Voilà pour la courte histoire du FC Brussels, j'ai pioché les infos antérieures à la naissance du club entre autres sur des sites comme Wikipedia.org et RWDM.be. Sinon pour la suite (de 2004 à 2008), j'ai avant tout pioché dans les archives dans mon propre site, je donne au passage des crédits au riche site www.rwdm-fcbrussels.be pour les photos des ancêtres du Brussels.

Fred K.

 2004 - 2011 - By Fred K. & Tony D. - Optimisé pour une résolution supérieure ou égale à 1024*768